Rencontre avec Pascal Neveu

Intrigué par le bonhomme depuis l’année précédente, et finalement imprégné d’une amitié naissante (d’où le tutoiement), j’ai proposé à Jazz Au Coeur une interview dans leur format « interview coulisses ». Dix questions fun et saugrenues posées à l’artiste :

Crédit photo : JJ

Crédit photo : JJ

Si tu étais un objet ?

Un piano, pour tenter de donner le meilleur de moi-même au musicien.

Ta première fois à Marciac ?

En 2005, les trois derniers jours. Je tiens à signaler que c’est Jazz In Marciac qui m’a vraiment lancé. J’ai joué à trois endroits avant d’être programmé sur le Off, d’abord au salon bio, ensuite sur la place du chevalier d’Antras, puis sur le parvis de l’église.

Que fais-tu cinq minutes avant le concert ?

Quelques étirements.

Ton meilleur souvenir de concert ?

Dans une petite église en Normandie, à Sorquainville. L’accueil était merveilleusement intimiste.

Que faisais-tu il y a 30 ans, en août (l’âge de JIM) ?

J’avais 11 ans, je cherchais un piano pour jouer pendant les vacances.

Ce que tu n’as jamais eu le courage de faire ?

Répondre à une interview coulisse.

Ton dernier rêve ?

Déjà oublié.

Un lieu rêvé pour poser ton piano mobile ?

Deux mêmes ! au pied d’un barrage dans la montagne (ndr : projet en cours d’élaboration, voir site web), et Central Park…

Un CD, livre à conseiller ?

« Vers une nouvelle introduction de la psychanalyse » de Jean Gérard Bursztein (ndr : domaine professionnel du pianiste dans le civil) et un coffret de piano solo de Keith Jarrett.

Un dernier mot ?

Je suis ému que ma musique trouve sa place dans le milieu disons… professionnel.

J’ai réalisé cet entretien à l’occasion d’une saison musicale riche et intense pour Pascal Neveu : à Marciac cette année là il est invité par le président à se produire pendant la pause déjeuner, quand la scène du off s’arrête habituellement. Cette carte blanche fut capitale pour Pascal et son projet de « piano mobile » : c’est à dire la musique à portée de tous. « Ce n’est plus le public qui vient à la musique, mais l’inverse ». Voilà vraiment le créneau de Pascal, qui s’en donne les moyens. Son carnet de rendez-vous estival est impressionnant, on ne compte plus le nombre de kilomètres effectués avec son nouveau camion, de kilos transportés à la main (un piano à queue à ranger tous les jours, c’est quelque chose), de coups de fils et contacts divers à alimenter et de rêves dans sa besace sans fond.


Pascal Neveu Installation Piano (3’08 »)

Cette démarche me fait penser à un autre pianiste, Didier Squiban, dont la découverte de Porz Gwen, un double album magnifique m’a souvent accompagné en voyage. De la musique métissée, en plein air dans un port, quoi de mieux pour les départs ? Peut-être un futur billet sur cet album…

Et bientôt un article sur les disques de Pascal Neveu que l’auteur m’a généreusement offerts :

  • « Passage » (2006)
  • « Ouverture » (1998)

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