Crépuscule

Ca y est, deuxième semaine entamée, pour laquelle on cherche un second souffle.

Let’s Get Lost à redécouvrir, un producteur local à contacter, apprendre enfin le programme, faire un cadeau, les projets, les amitiés… autant de bonnes intentions tournoyant alentours qui viendront sûrement remplir la grande besace à regrets. Les choses fantasmées pour Marciac, jamais accomplies à Marciac…

Mais au-delà, la fin se dessine, pas seulement celle de la quinzaine. Les lumières retrouvées de cette bonne vieille scène ne scintillent plus tout à fait comme avant dans ma pupille. C’est bien un crû JIM, avec ses abîmes et ses crêtes, ses rendez-vous ratés et ses rencontres qui piquent à l’âme. Mais c’est aussi toute l’allure de mon dernier JIM*. Salut le jazz et tes mains noires irisées au soleil gascon, salut petit bourg d’ombres et de lumières, salut aussi Jazz Au Coeur et ton bleu de salive qui me permet cette humeur égoïste, salut quinze nuitées et tes aïe à la tête pleins de gazelles volantes.

Bon vent Marciac, dans ton velum, tes cuivres, tes arbres bienfaiteurs. Souhaites-m’en pour m’envoler loin de toi, même si je siffle déjà Never Let Me Go au décollage.

* cet article est issu d’une « Humeur du jour » personnelle embarquée dans un numéro du journal Jazz Au Coeur 2008. C’est surtout la part du bénévole qui s’exprime…sur des années de bons et loyaux services. Cette année là, j’étais bien entamé.

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