Tout lisse n’est pas Eric

C’était hier soir, Eric Toulis m’a franchement fendu la poire avec son jus de fromages comme autant de façons de se foutre de l’Eurovision. Oui, il y a 400 façons de gagner l’eurovision en France, mais une seule de le dire : à la façon Toulis. Un petit bijou de truculence qui, malgré son énervante humilité, le classe désormais partout sauf parmi les « sous-brassens à la vague allure d’un coluche ».

Eric revient avec un spectacle neuf : c’est rien de le dire. Spectacle, signe qu’il a un sens indéniable de la clownerie, et tout neuf, parce que le risque évident est de se ramener sans filet, sans album ou DVD (pourtant promis de longue date) assurant le défrichage.
J’ai eu la chance pour attaquer ce mois pétillant de live d’assister à la première mouture de ce phénomène chez les très accueillants 3 baudets.

Les 3 mulets

, comme le dit une convertie que je connais bien avec son charmant phrasé matiné d’innocence.

J’avoue avoir moins savouré celle-ci que sa prestation vue à l’Européen, quelques deux années plus tôt : un concert dont je connaissais tous les textes toutefois, avec un format bien différent en quartet il me semble. Un concert plus long de surcroît, mais pas en phase de rôdage.

Ici Eric subit la crise : deux musiciens et basta. Mais quel talent ! Courez-y ! Pour prendre en pitié le pauvre Brahim Haïouani, contre-bassiste de son état, mais aussi arbitre du Toulis-lyrics-for-exhib-Tour, orchestre sous-traitant, modérateur averti, et métronome. Vous y comprendrez pourquoi la contrebasse donne l’impression d’être un instrument qui se joue à trois mains, à quelle anatomie appartient vraiment le kiwi, ce que les gens font dans votre dos quand vous avez piscine, et comment un clown fait du groove, du zouk, du manouche, et même des chansons d’amour qui font pleurer. En plein Pigalle, il faut le noter.

Vive le sport by Eric Toulis on Grooveshark

Edit ! Ca y est le DVD est enfin dispo !

2 réactions sur “Tout lisse n’est pas Eric”

  1. Aurélia

    Héhé, y’a une semaine à peine, il était à Toulouse, au Bijou, pour les premières de ce spectacle…
    Entre titres jouissivement cra-cras et pépites de délicatesse (mais oui), il se pose là en réinventeur de la fantaisie, et waou! ça fait du bien!

  2. JJ

    Dans la salle ce soir là il y avait Hervé, des fameux « Escrocs » … Toute un mythe pour toute une génération assedic :-)

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