Comme un seul bloc

Mon bouchon de pêche
Ma boutanche pleine
La rustin’ de ma peine
Le carquois pour ma flèche

Mon sommeil moi enfant
Mon sonneil qui ronronne
Mon sonnet qui rançonne
Mes ivoirs’ d’éléphant

Mon manuscrit d’antan
Qui veille en attendant
Que je me lève enfin
Pour pétrir mon levain

Le nom de tes oiseaux
Que t’as soignés vivants
Et moi marchant le vent
L’orgasme acquis le mot
L’émaux d’maman moi Scion
J’ai pas volé ton nom
Le nom du militaire
Le coeur éclaté d’agneau
Mais c’est mieux que se taire

Et la fleur de l’âge
Toulouse, et son claude
Avé l’accent des odes
La Garonne et la page

Mon corps criant merci
Conquis à ta mercie
L’effort de nos secrets
Par moi toujours recrées

Dimanche et son sexe
Crevés à l’aurore
Et gonflés de pores
D’octaves en caresses

Mes lèvres sur les vôtres
Le nom des apôtres
Le caté pour maman
Ce qui ment du serment

Le sang de mes vingts ans
La Nausée de Mathilde
La raison des amants
L’accent de la tilde

Et l’accent de papi
Ma patrie, même pis
Ma raison d’être ici
Ci-gît ma poésie

Toi qui lit surgît là
Et toi mais que fais-tu ?
L’ami, qu’as-tu perdu
Depuis que tu es là ?

Laisser une réponse